Combien coûte l’ évasion fiscale ?

La banque suisse UBS organise l’ de milliers de contribuables français.

Coût de l' évasion fiscaleDans son dernier livre-enquête, le journaliste Antoine Peillon révèle que la banque UBS facilite l’ évasion fiscale des contribuables français en Suisse.

L’ évasion fiscale coûterait 590 milliards d’euros et concernerait 150 à 200 000 personnes en France. L’ évasion fiscale des français en Suisse représenterait 108 milliards d’euros.

D’après l’enquête menée par Antoine Peillon, la banque UBS cible les clients fortunés, possédant au moins 10 millions d’euros de patrimoine, et les rencontre lors de manifestations conviviales, avec pour objectif de leur faire ouvrir des comptes non déclarés.

UBS avait procédé de la même manière aux Etats-Unis, et avait subi de lourdes sanctions quand le scandale de l’ évasion fiscale avait éclaté: 52 000 comptes non déclarés de citoyens américains avaient été mis à jour.

Antoine Peillon a découvert que les pratiques d’ UBS avaient déjà été repérées par la Banque de France, la douane financière ou même les enquêteurs de la DCRI. Ces pratiques d’ évasion fiscale chez UBS ont même entraîné des conflits entre certains cadres et la direction de la banque.

Antoine Peillon conclut son livre en exposant des opérations financières entre différents compte de Liliane Bettencourt qui le conduisent à subodorer une évasion fiscale, via UBS et la compagnie italienne Generali.

L’ Etat est au courant de ces pratiques d’ évasion fiscale chez UBS, et pourtant il ne fait rien ! nous avait pourtant annoncé la fin des paradis fiscaux en 2008, mais le temps des listes noires est déjà bien révolu…

source: marianne2.fr

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4 Commentaires sur “Combien coûte l’ évasion fiscale ?”

  1. Satelmarc dit :

    Le problème global de l’évasion fiscale est avant tout un problème de fiscalité Française qui est complètement dépassée par la concurrence d’autres pays, Européens ou non.
    La question principale serait donc se savoir combien perd la France à cause de sa fiscalité obsolète, et de combien les recettes et toute l’économie seraient plus performantes avec une fiscalité adaptée à la concurrence mondiale, une fiscalité simple et lisible par tous : par exemple une « flat tax » de 15 % uniforme qui rapporterait nettement plus que notre « millefeuille » fiscal.
    Lorsque l’on sait que les 10 premières fortunes de France représentent 150.000 emplois en France, que seulement 2,9% de la population française dispose de revenus supérieurs à 4.500 €/mois, que seulement 250.000 foyers fiscaux disposeraient de revenus dépassant les 9.000 €/mois, et surtout que les 200 foyers fiscaux les plus fortunés n’encaissent plus que 0,5% de l’ensemble des revenus contre encore 4% en 1919, l’acharnement égalitariste actuel devrait être pour le moins sensiblement révisé.
    Lorsqu’en outre il est possible de montrer que globalement dans l’ensemble des grandes économies développées occidentales, la répartition des revenus suit une tendance similaire quelle que soit la politique de redistribution fiscale choisie, il serait temps que les questions de stigmatisation des hauts patrimoines cessent sur un plan de la stricte politique intérieure… d’autant que parallèlement nos voisins immédiats s’adaptent pour devenir plus attractifs.
    Il est temps même dans un contexte de rigueur de ne pas perdre de vue l’impératif de compétitivité fiscale. Il en va aussi de la croissance de demain. Mais ça c’est une notion qui dépasse totalement nos élus, et nos candidats à la présidence – – – Non ?
    Le problème est qu’en 30 années, les pertes dues à cette politique du “modèle social” à la française, ont été d’autant plus gonflées que nos gouvernements successifs n’ont jamais su gérer correctement et modérer les dépenses publiques. La démagogie permanente et l’électoralisme ont toujours été les plus forts d’autant que la cour des comptes qui fait un excellent travail, n’a jamais eu de pouvoir de sanction face aux gaspilleurs malhonnêtes.
    Et je ne vous dis pas ce qui risque de nous “tomber dessus” prochainement.
    Car en période pré électorale, certaines mesures restent cachées sous le manteau, mais une fois élus – – –
    Concernant les retraités par exemple : L’imposition des loyers implicites constituerait une révolution pour les millions de Français, généralement issus des fameuses « classes moyennes », qui ont épargné – et emprunté – leur vie durant pour acquérir un logement pour leurs vieux jours.
    Nombre d’entre eux se trouveraient dans l’impossibilité de faire face à une imposition qu’ils n’avaient pas prévue.
    C’est une fois de plus l’instabilité fiscale dont la France est championne du monde depuis plus de 30 ans, et qui touche les entreprises comme les individus.
    Retraités, méfions nous : La moindre des choses en démocratie serait d’ « annoncer la couleur » en temps utile.
    Aussi demandons-nous avec insistance aux candidats de se prononcer honnêtement sur leurs intentions sur ce sujet de la fiscalité des retraités.
    Il ne faut pas oublier, que globalement dans l’ensemble des grandes économies développées occidentales, la répartition des revenus suit une tendance similaire quelle que soit la politique de redistribution fiscale choisie, il serait temps que les questions de stigmatisation des hauts patrimoines cessent sur un plan de la stricte politique intérieure… d’autant que parallèlement nos voisins immédiats s’adaptent pour devenir plus attractifs.
    Il est temps même dans un contexte de rigueur de ne pas perdre de vue l’impératif de compétitivité fiscale. Il en va aussi de la croissance de demain. Mais ça c’est une notion qui dépasse totalement nos élus, et nos candidats à la présidence – – – Non ?
    En décembre dernier, les députés ont d’ailleurs approuvé 5 Milliards de hausses d’impôt supplémentaires qui concernent l’impôt sur le revenu, la TVA, les plus-values immobilières et les dividendes. Qui dit mieux ? histoire d’asphyxier encore un peu plus notre écononomie, nos entreprises et donc nos emplois ? – – –
    Pour baisser le déficit public, il ne faut pas augmenter les impôts sur les entreprises ou les plus riches. Au contraire, il faudrait les baisser pour augmenter les rentrées fiscales. Notre Institut a calculé qu’avec une « flat tax » à seulement 15 %, il y a davantage de rentrées fiscales. Les recettes budgétaires dans un système avec une flat tax à 15 % sont de 171.6 Milliards d’euros par an contre 146.8 Milliards d’euros dans le système progressif actuel. Un gain pour l’Etat français de 24.8 Milliards d’euros ! Les politiques qui préfèrent jouer à la Bourse aux impôts, le comprendront-ils un jour ? La suite sur http://marco44.over-blog.com/

    • Jean Jacques dit :

      votre message est un tissu de contre-vérités, je ne les relève pas toutes. Mais parler d’acharnement égalitariste est un grand n’importe quoi : l’IR est régressif au-delà d’un certain seuil de revenu en France. C’est-à-dire qu’un contribuable qui gagne sa vie bien sans plus (aux alentours de 4000€/mois : en gros les classes moyennes) subit un taux d’imposition plus élevé que les revenus supérieurs. C’est précisément pourquoi il y a tant d’inégalités en France, ne nous faites pas croire que c’est la progressivité de l’impôt qui crée ça. Regardez ceci : http://www.revolution-fiscale.fr/le-systeme-actuel/des-impots-progressifs-/11-un-systeme-fiscal-faiblement-progressifou-franchement-regressif-. En outre la France est l’un des pays d’Europe qui a le plus de niches fiscales et dispositifs de ce genre. 172 milliards de manque à gagner pour l’imposition des entreprises seulement selon la Cour des Comptes, ce qui fait que le Conseil d’Analyse Economique a expliqué que la France était maintenant plus compétitive que la moyenne européenne en termes d’imposition sur les entreprises (selon leur taux « implicite » d’imposition)…
      Le problème c’est que la compétitivité, quand elle réduit les recettes de l’Etat et les salaires (donc la consommation) des travailleurs, et bien elle n’apporte pas de croissance bien au contraire. L’imposition en France est une grande hypocrisie : les taux sont officiellement hauts, mais les hauts revenus et grandes entreprises pratiquent l’optimisation fiscale en claquant des doigts. Devinez le taux d’imposition de Mme Bettencourt sur ses revenus en 2012? 4%!… Et cessez de croire que la France perd ses riches : il y a en France près de 10% des millionnaires du monde, ce qui nous place à la 1ère place européenne loin devant (Italie : 5%) et 3e mondiaux (juste après le Japon et loin derrière les USA). De toute façon, la véritable compétitivité fiscale c’est un impôt bien lissé qui permette aux classes populaires et moyennes de consommer, d’emprunter, de vivre en somme. Les hauts revenus ne sont pas en soi un atout pour l’économie réelle – surtout qu’aujourd’hui la richesse n’est pas le fait d’une activité réellement productive mais essentiellement de l’héritage (9 des 10 plus grosses fortunes françaises sont des héritiers), de la rente, de revenus financiers, etc., cad même d’activités néfastes pour l’économie réelle.
      Quant à la flat tax, c’est une telle bêtise… Un bon système c’est par exemple la Suède (avec le plus fort taux d’imposition européen d’ailleurs mais peu importe) qui a peu d’impôts en nombre, une taxation assise sur une assiette large, avec extrêmement peu de niches fiscales. Clarté, efficacité, progressivité, redistribution.
      Enfin avoir un fort taux d’imposition comme le prouvent toutes les études n’est pas néfaste en soi, tout dépend du modèle social et économique en jeu. Je cite encore le CAE : « un niveau d’imposition des sociétés supérieur de 6 points à la moyenne européenne dans des Etats comme la France était justifié ». Pourquoi? Parce que la compétitivité générale de la France bénéficie indirectement de l’impôt : infrastructures de transport, santé, éducation, énergies, etc. S’il n’y avait cela, entreprises et particuliers auraient des coûts supplémentaires à acquitter qui non seulement compenseraient les baisses d’impôt mais les surpasseraient même (la santé par exemple est plus chère entre les mains du privé que du public au niveau global). Si vous tirez les conséquences de la réflexion du CAE, ça veut dire quoi? Que ces 6 points d’imposition perdus se traduiront à terme par une perte de tous ces services publics et donc une baisse de l’attractivité de la France, qui repose pour beaucoup là-dessus.
      Bref, vous citez « l’excellent travail » de la Cour des Comptes, je vous conseille de vous plonger un peu plus sérieusement dans leurs rapports

  2. atila2 dit :

    Les paradis fiscaux n’ont jamais été aussi florissant depuis que Sarkozy a « voulu » les supprimer. chercher l’erreur.

  3. Cochise_fr dit :

    Bonjour,
    Toutes les grandes entreprises françaises (et étrangères je suppose) ont des comptes dans les paradis fiscaux, certaines beaucoup.
    Toutes les banques françaises (sauf la poste apparemment) ont aussi des comptes dans les paradis fiscaux.

    On se demande bien à quoi cela peut leur servir…..si elles étaient si honnêtes qu’elles le disent….non.?