Evolution du déficit et de la dette dans le secteur public depuis 2006

Voici l’ évolution du public et de la dette publique en France depuis 2006.

Le déficit public avait atteint 7,5 % du PIB en 2009, s’accroissant de 4,2 points de PIB par rapport à 2008, en partie du fait de la crise. En 2010, il a diminué de seulement 0,4 point de PIB et s’est donc situé à un niveau qui reste exceptionnellement élevé (7,1 % du PIB).évolution du déficit public et de la dette publique depuis 2006

 

Contrairement à ce qui s’est passé en comptabilité budgétaire où leur montant total (34,6 milliards d’euros) a été enregistré en dépenses dès 2010, les investissements d’avenir n’ont eu quasiment aucun impact sur le déficit public de 2010 en comptabilité nationale. Ils ne l’augmenteront qu’au fur et à mesure de leur réalisation effective.

En comptabilité nationale, la diminution du coût des mesures de relance a réduit le déficit public de 0,7 point de PIB en 2010, mais le remplacement de la taxe professionnelle par de nouveaux impôts dont le produit est plus faible l’a accru de 0,4 point. L’ensemble des autres facteurs a amélioré le solde public de 0,1 point de PIB.

La dette publique au sens du traité de Maastricht a augmenté de 98 milliards d’euros en 2010 pour atteindre 1 591 milliards d’euros à la fin de l’année. La dette publique représentait alors 82,3 % du PIB, contre 79,0 % fin 2009, ou encore 62 000 euros par personne ayant un emploi, contre 58 000 euros fin 2009 (59 000 euros par ménage fin 2010, contre 55 000 euros fin 2009). Cette hausse de la dette publique est inférieure au besoin de financement des administrations publiques constaté en 2010 ( 136 milliards d’euros). La différence résulte pour 23 milliards d’euros d’une baisse des liquidités détenues par l’Etat entre fin 2009 et fin 2010 et, pour 8 milliards d’euros, des primes encaissées par l’Etat lors de l’émission d’obligations sur des souches anciennes d’emprunts dont les taux faciaux sont supérieurs à ceux du marché.

Le financement des prêts accordés à la Grèce ( 4,4 milliards d’euros) a été plus que compensé par le remboursement des prêts aux constructeurs automobiles ( 2,2 milliards d’euros), d’une part, et le rachat par les banques des capitaux apportés pendant la crise financière par la société de prise de participation de l’Etat ( 3,5 milliards d’euros), d’autre part.

La dette publique peut être stabilisée en pourcentage du PIB, malgré l’existence d’un déficit et sans diminuer les actifs publics, si la du PIB est assez forte. Encore faut-il dégager un solde primaire suffisamment positif7, alors que celui-ci a été négatif à hauteur de 4,5 % du PIB en 2010.

Le taux d’intérêt moyen apparent de la dette publique a légèrement baissé : il s’est élevé à 3,4 % en 2010 contre 3,6 % en 2009.
Cependant, du fait de la hausse de l’encours de la dette, la charge d’intérêts des administrations publiques a augmenté de 5,2 % pour atteindre 50,5 milliards d’euros, soit 2,6 % du PIB.

source: Rapport des finances publiques 2010 de la

Partagez:

Voir aussi

Les commentaires sont fermés.