L’ Etat, exilé fiscal ?

L’ Etat, exilé fiscal ? Ce n’est pas tout à fait un gag.

L' Etat, exilé fiscal ?Certaines sociétés dans lesquelles l’Etat possède une participation n’hésitent pas à créer des holdings pour réaliser de fructueuses opérations sous des cieux fiscalement plus cléments. Les Pays-Bas sont une de leurs destinations préférées, à en croire la liste publiée, le 23 janvier, par le journal néerlandais « Het Financieele Dagblad ».

Ce quotidien économique recense 19 groupes français réalisant plus de 2 milliards de chiffres d’affaires dont l’ Etat est actionnaire, soit directement, soit au travers d’une de ses émanations, qui ont créé des holdings financiers aux Pays-Bas. L’intérêt de la manoeuvre est de réaliser des opérations largement exonérées d’impôts ( telle la prise de participation dans des sociétés étrangères) ou d’exfiltrer facilement des revenus vers des paradis fiscaux.

En tête de ces malins, , dont 85% des actions sont détenues par l’ Etat. Viennent ensuite CNP Assurances ( 40% via la Caisse des dépôts), GDF Suez ( 37% à l’ Etat), France Télécom ( 27% à l’ Etat et au Fonds stratégique d’investissement), Thalès ( 25%), Renault et EADS ( 15%). Suivis d’autres boîtes, comme Accord, Technip, Schneider, Electric, Vivendi, Alcatel-Lucent, Valeo, , Danone, Sodexo, CGG Veritas, Lagardère, etc.

A défaut de convaincre Arnault ou Depardieu ( voir Exil fiscal de Bernard Arnault et Exil fiscal de Depardieu en Belgique), le gouvernement pourrait peut-être faire revenir ses propres sociétés.

source: le canard enchainé

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