Le déficit de l’ UMP

Les parlementaires qui décideront de quitter l’ feront « une bonne affaire financière », confirme le trésorier démissionnaire du parti, Dominique Dord.

déficit de l' UMPL’ UMP est en effet riche de ses dettes, avec un bancaire qui devrait atteindre 56 millions d’euros en juin. Soit 1 an de fonctionnement du parti.

Le déficit de l’ UMP pourrait même se creuser davantage. Car chaque député ou sénateur rapporte à son parti 42 000 euros par an, versés par l’ Etat au titre du financement public ( voir Baisse de 40% de la subvention à l’ UMP). Une centaine de défections – chiffre espéré par certains fillonistes – entraînerait donc 4 millions de pertes supplémentaires pour l’ UMP.

Hasard du calendrier, les parlementaires ont justement jusqu’au 30 novembre pour choisir le nom de la formation à laquelle ils souhaitent s’affilier en 2013. Sans démissionner formellement de l’ UMP, les dissidents vont donc désigner un parti préexistant. Ils l’ont déniché en Nouvelle-Calédonie: c’est le Rassemblement UMP ( a repris le même nom pour son nouveau groupe de l’ Assemblée). Déjà enregistré à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, ce Rassemblement est habilité à toucher des fonds publics. De quoi se constituer une jolie cagnotte. Et laisser à ses tracas financiers…

La situation financière de l’ UMP est d’autant plus critique que le « plan de redressement », promis aux banques en échange d’un découvert de 56 millions, n’a toujours pas été annoncé. Il comprend pourtant quelques mesures phares, comme la réduction drastique des subventions accordées à l’ UMP aux « mouvements affiliés ». Une mesure difficile à annoncer alors que Copé a passé son temps à promettre des aides financières aux micropartis, comme celui de Christine Boutin ou de quelques élus ralliés « spontanément » à la candidature de Jean-François Copé

Compréhensives, la Société générale et la BNP avaient accepté d’attendre jusqu’à la fin du scrutin, mais elles commencent à se montrer impatientes. Surtout que l’ UMP n’a pratiquement aucun actif à leur offrir en échange. Le nouveau siège de l’ UMP de la rue de Vaugirard, qui a coûté 40 millions d’euros, a été financé principalement par l’emprunt, et le parti doit rembourser chaque mois 300 000 euros. « Si le parti reste au même niveau de ressources qu’aujourd’hui, le siège n’est pas menacé, confie Dominique Dord, mais dans le cas contraire… ».

source: le canard enchainé

 

 

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1 Commentaire sur “Le déficit de l’ UMP”

  1. TRIVIDIC dit :

    Ils ne savent pas gérer un parti et ils voudraient gérer le pays …

    Avouons tout de même que de l’autre côté ce n’est guère mieux voire encore pire.

    Il chose est certaine en ce qui me concerne : jamais je ne voterai pour fillon !!