Les contribuables oppressés par la fiscalité locale

La a augmenté de manière vertigineuse entre 2005 et 2010. Les collectivités vivent-elles au-dessus de leurs moyens ?

Fiscalité locale et gaspillagesLa taxe foncière a augmenté de 39% en 5 ans à Clermont-Ferrand, de 38% à Vichy, de 34% à Moulins, de 46% à Montluçon, de 49% à Aurillac, etc…  Alors que dans le même temps, la hausse de l’inflation est restée inférieure à 8% et que la moyenne régionale se situe à 14,32 % !

Les élus dépensent trop, gaspillent l’argent public et les collectivités vivent au-dessus de leurs moyens. Les communes ont-elles réellement besoin de leur journal sur papier luxueux ? Les régions ont-elles vraiment besoin de construire sans cesse de nouveaux hôtels de région ?

Les élus doivent dépenser l’argent intelligemment, où c’est nécessaire, au lieu de gaspiller l’argent des contribuables. Un exemple avec la maison de la Forêt à Vic-le-Comte où il n’y a jamais personne, comme l’explique Philippe Legrix, président de la Chambre des propriétaires immobiliers de la région Auvergne, ainsi que la piste cyclable allant de Vic à la forêt de la Comté que personne n’emprunte. Ces exemples locaux de gaspillages d’argent publics sont légions : multiplications des ronds-points, aménagements de la voie publique inutiles et coûteux, la liste des gaspillages est longue.

A côté de cela, 1 commune sur 2 dans le Puy-de-Dôme n’a pas le tout-à-l’égout. Les élus sont-ils vraiment aptes à gérer l’argent public ?

Selon Philippe Legrix, il faudrait un plafond à la hausse de la fiscalité locale, qui devrait être placé sous le contrôle du préfet pour mieux contrôler l’ endettement des communes.

Les contribuables sont étouffés par une fiscalité locale de plus en plus lourde, comme l’explique Philippe Legrix :

 » Des communes dépassent l’entendement, et au final ce sont souvent les moins peuplées qui nous imposent le plus. Des propriétaires ne peuvent plus suivre, ne peuvent plus payer des travaux d’amélioration de leurs biens et tout se dégrade. Des gens ayant hérité d’une petite maison, d’un appartement n’ont pas les moyens de l’entretenir. Ils ne font pas les travaux… qui font vivre les artisans, et constituent une force économique importante. Les résidences secondaires dont les propriétaires ne sont pas sur le dos des élus tous les quatre matins, se font  » aligner « . S’agissant des propriétaires bailleurs, les loyers ont augmenté trois fois moins que les impôts en pro-vince- Paris est un cas à part- et la fiscalité coûte aujourd’hui aux bailleurs deux bons mois de location, au lieu d’un mois et demi autrefois. Le privé loge davantage de personnes relevant du social, que le public. Il y a un million de ces locataires en plus dans les logements du privé ! Ce chiffre, les élus de tous bords n’aiment pas qu’on le dise. Il faut également inciter les revenus aisés à quitter les logements sociaux, afin de laisser la place à des gens dans le besoin. D’autant plus que l’État n’a plus les moyens de construire ! »

 » L’UNPI va faire paraître prochainement un livre d’une centaine de pages de propo-sitions. L’État les prendra-t-elle en compte ? vous savez dans la réalité, il y a peu d’écart entre les loyers sociaux du privé et ceux du secteur public. Alors pourquoi ne pas contractualiser ? Y avoir des avantages identiques public- privé, ce qui ne coûtera pas plus cher à l’État « .

source: infomagazine.com

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5 Commentaires sur “Les contribuables oppressés par la fiscalité locale”

  1. Past84 dit :

    Il existe une solution efficace pour éviter ces gaspillages, c’est la démocratie directe (comme en Suisse). A condition que les « français moutons » aient le courage de l’imposer et participer !!!

  2. Dornach dit :

    les boutons de partage ne fonctionne pas !

  3. Sopotec dit :

    Ah, les ronds-points !

    Les commerciaux des boites de BTP qui fabriquent les ronds-points sont particulièrement efficaces en Bretagne.

  4. Attila2 dit :

    C’est le moins que l’on puisse dire, Sopotec. Les ronds points bretons fleurissent été comme hiver . A croire que le climat océanique est propice a la fleuraison de ces machins giratoires a n’en plus finir.
    Ca doit rappoter un max, ce truc affreux????
    En tout cas, une chose est sur, ca détruit complétement le paysage, c’est l’horreur, surtout autour de Brest. Un bombardement de ronds points totalement inutile.

  5. dan dit :

    En Bretagne, il y a 20 ou 30 ans, les autoroutes étaient gratuites et limitées à 110 km/h. Nous, on paie tout :autoroutes et horribles ronds points. Et les limites de vitesses « fluctuanres » pour donner des PV….