Les mensonges de Joëlle Ceccaldi-Raynaud

Le procureur de Nanterre Philippe Courroye relance la chasse aux 4 millions d’euros planqués par Joëlle Ceccaldi-Raynaud, députée-maire de Puteaux, dans une banque luxembourgeoise.

Les mensonges de Joëlle Ceccaldi-RaynaudJoëlle Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux, a déclaré « Cette affaire m’est étrangère » à propos des révélations du canard enchainé concernant son compte au Luxembourg avec 4 millions d’euros et ses sociétés écrans domiciliées aux îles Vierges britanniques ( voir  L’ exil fiscal de Ceccaldi-Raynaud maire de Puteaux).

Selon Joëlle Ceccaldi-Raynaud, ces faits sont « purement privés« . Comme si les documents bancaires signés de sa main, et dont les plus significatifs ont été publiés par le Canard enchainé, n’existaient pas. Comme si cette ancienne suppléante de n’avait pas reconnu les faits devant le juge d’instruction ( voir  L’ exil fiscal de Ceccaldi-Raynaud maire de Puteaux). Tout comme l’authenticité des pièces transmises, sur commission rogatoire internationale, par la justice du Luxembourg.

L’ avocat de Joëlle Ceccaldi-Raynaud a déclaré, sans aucune preuve, que le magot planqué au Luxembourg était d’origine « purement familiale« , qu’il avait été rapatrié en France et que les droits fiscaux « sont ou seront payés« . La plupart des médias n’ont pas cherché à voir plus loin et ont pris ces déclarations pour argent comptant, sans s’intéresser aux preuves apportées par le Canard enchainé.

Pourtant, l’affaire d’ évasion fiscale de Joëlle Ceccaldi-Raynaud est loin d’être terminée. L’avocat de Charles Ceccaldi-Raynaud ( père de Joëlle et principal accusateur de sa fille) vient de demander au magistrat instructeur de procéder à de nouvelles investigations. Et le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, va en faire autant des les prochains jours.

Il souhaite que le juge Jean-Michel Bergès, qui a succédé à son collègue Richard Pallain, reprenne cette instruction un peu bâclée dans laquelle tout reste à faire. D’une part en relançant l’ enquête au Luxembourg, en Suisse et aux îles Vierges britanniques. D’autre part, en vérifiant l’origine de cette fortune et la provenance des 750 000 euros versés en espèces sur le compte de Joëlle Ceccaldi-Raynaud entre 2000 et 2002. Joëlle Ceccaldi-Raynaud jure que cet argent ne provient pas de pots-de-vin mais d’un « héritage de sa grand-mère« , décédée en 1992. Cet argument a fait rigoler son père, qui a transmis à la justice les déclarations de succession contredisant sa fille.

En toute hypothèse, les 4 millions d’euros de Joëlle Ceccaldi-Raynaud n’ont pas été déclarés au . Et encore moins à la Commission pour la transparence financière de la vie politique, comme la loi en fait pourtant obligation aux parlementaires. Ces oublis sont d’autant plus malvenus que Joëlle Ceccaldi-Raynaud a siégé à l’ Assemblée en 2002 puis en 2005, comme suppléante de l’ex-député Sarkozy, qui a fait de la lutte contre les paradis fiscaux sont cheval de bataille.

Depuis cette époque héroïque, Sarkozy a couvert son amie Joëlle Ceccaldi-Raynaud de bienfaits : il lui a donné en apanage son ancien fief législatif et l’a fait nommer à la tête de l’ Epad.

source: le Canard enchainé

 

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1 Commentaire sur “Les mensonges de Joëlle Ceccaldi-Raynaud”

  1. Jacques FAURE dit :

    Il n’y a pas que dans les personnalités politiques de la droite, plus ou moins proche des hautes autorités de l’Etat, que le Canard enchainé devrait fouiller, n’est-ce pas !… J’aimerais bien qu’il se penche davantage, pour établir un équilibre entre les deux pôles de nos responsables politiques, sur les comptes personnels, voire ceux dont ils ont la responsabilité, de tout le monde. Gratter la croûte de la bien pensance de droite comme de gauche, en pensant par le centre, nous révélerait peut-être quelques surprenants scandales pouvant amener jusqu’à des procès en fraudes fiscales, ou autres causes relevant de la conduite, civile ou politique, du possible fautif.