Les promesses non tenues de Hollande

« L’année 2013 sera marquée par une progression du « , a lâché, entre une dégustation d’andouillette et 2 tranches de saucisson, le général , qui passait le Salon de l’agriculture en revue.

Les promesses non tenues de HollandeLes derniers chiffres plombants de l’emploi ne lui étaient pas encore tombés des mains qu’il préparait déjà le terrain. Les accents étaient nettement plus conquérants, 2 mois plus tôt, quand le même Hollande, en présentant ses voeux, annonçait qu’il allait juguler ce chômage « coûte que coûte« . Qu’il allait lui tordre le cou, « inverser sa courbe » avec autant de détermination qu’il en mettait à maintenir dans le même temps les déficits en deçà des 3%. On sait ce qu’il en est ( voir Le gouvernement se perd dans ses prévisions de croissance). Ce n’est pas la courbe du chômage qui s’inverse, c’est celle des promesses de Hollande !

Des promesses qui, de surcroît, n’ont pas été émises sur les tréteaux électoraux, mais en cours de mandat. Et qui, à ce titre, sont censées engager un peu plus celui qui les lance que ceux qui y croient. La droite a beau jeu de surjouer l’indignation et de parler, comme NKM, de « la semaine des aveux et des retours en arrière« . Mais elle a promptement oublié, à ce propos, qu’en son temps, plus péremptoire et définitif encore, promettait de « faire reculer le chômage« . On a vu le résultat. Et, de Matignon à l’ Elysée, l’exécutif se reproche chaque jour de ne pas l’avoir assez appuyé en arrivant. Trop tard ! Ce n’est pas le passé qui est préoccupant, c’est l’avenir, et le présent !

Hollande peut bien faire répéter par son ministre du Travail Sapin qu' »inverser la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année reste notre objectif, même si ce sera difficile« , nul, cette fois, ne croit plus au miracle. D’autant que, le cap de la rigueur restant lui aussi l’objectif, la réduction drastique des déficits risque évidemment de se payer cher en matière d’emplois. Surtout  avec une à 0. C’est, en tout cas, ce qu’a sèchement fait savoir la Commission européenne en rappelant qu’en contexte de « stagnation de l’activité économique« , la priorité des entreprises ne serait pas la « création d’emplois ». Et ce n’est pas encore demain que l’accord sur l’emploi ou les contrats de génération vont avoir des incidences notables sur ces chiffres alarmants.

Le tordeur des courbes n’en démord pas pour autant, expliquant maintenant que, si le chômage grimpe en 2013, « en 2014, nous serons sur une reprise à l’échelle de l’ Europe. A partir de là, nous espérons commencer à créer de l’emploi« . En attendant, plutôt que des emplois, c’est de nouvelles et lourdes économies et des impôts supplémentaires qui se présentent à l’horizon 2014.

Tenir l’obligation de réduction des déficits l’année prochaine est plus qu’un emploi à plein temps. Mais ce n’est pas ce qui va mettre du baume au coeur des chômeurs, qui font les frais d’une rigueur dont, dans toute l’ Europe, comme on le voit en Italie, ils ont de plus en plus de mal à visualiser les fruits.

Source: le canard enchainé

Partagez:

Voir aussi

Étiquettes : , , ,

1 Commentaire sur “Les promesses non tenues de Hollande”

  1. Atila 2 dit :

    De toute facon Hollande n’avait aucun programme économique comme son prédecesseur d’ailleurs, ils sont juste la pour la place et leur carrière, le reste ils s’en foutent.