Quelles solutions contre le chômage ?

Le nouveau record de France du ( 3,22 millions fin mars pour la catégorie A, 5,32 millions au total) a donné de l’emploi aux économistes, élus et éditorialistes de toute farine.

Quelles solutions contre le chômage ?Le ton est grave, solennel et compétent. Résumé: « Les solutions contre le chômage, les vraies, existent. Mais ( de qui se moque-t-on ?) personne n’a le courage de les mettre en oeuvre. Ah, si l’on m’écoutaient ! »

Le hic est qu’il y a autant de politiques incontournables que d’experts. Si la recette pour créer des emplois – relancer la – fait l’unanimité, les moyens utilisés sont souvent contradictoires. Ainsi, Mathieu Plane, de l’ OFCE, indique, dans « Le Figaro » ( 26/4), qu’il faut « réduire massivement les politiques d’austérité« . A quoi l’ex-PDG Jean Peyrelevade réplique ( « Les Echos », 22/4), en préconisant de « réduire la dépense publique et modérer l’évolution salariale (…) en commençant par le haut de la pyramide« . Une modération qu’il a toujours personnellement évitée quand il dirigeait le Crédit lyonnais.

Michel Rocard joue les joyeux altermondialistes: « Il faut changer le pacte qui existe entre les Etats et le monde de la finance » ( « Le Point », 25/4) et « trouver des solutions imaginatives« . L’économiste Jean-Pisani-Ferry répond en père sévère: « Plus on se lie les mains pour demain, plus on gagne des marges de liberté pour aujourd’hui » ( « Le Monde », 23/4).

Pour combattre le chômage, chacun a son arme secrète: diviser par 2 l’impôt sur les sociétés des PME, dit Jean-François Roubaud, patron de la CGPME, étendre le service civique, affirme l’ex-ministre Martin Hirsch, relancer l’économie verte, souffle le chef de la CFDT Laurent Berger, tous interrogés par « Le Figaro » ( 26/4). Seul l’ex-président de Schneider Electric avoue piteusement n’avoir « pas de recette miracle« , avant de défendre l’apprentissage.

Nombre d’éditorialistes disposent, eux, d’un véritable arsenal de mesures imparables. Gaëtan de Capèle ( « Le Figaro », 26/4) veut « employer les grands moyens, quitte à froisser la bien-pensance socialiste« , en passant à la moulinette 35 heures, indemnisation des chômeurs et coût du travail. Et Jean-Marc Vittori ( « Les Echos », 26/4) a découvert qu’ « aucun gouvernement n’avait jamais actionné sérieusement les 3 principaux leviers de l’emploi: la croissance, l’école et la liberté« .

Ni puisé sérieusement dans cette réserve de sauveurs que sont les journaux et les groupes d’experts pour trouver des solutions contre le chômage !

source: le canard enchainé

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